ADC – Conchyliculture

LE 21 -ème siècle sera marin, car la mer c'est la vie …et la vie c'est la conchyliculture

L’impact écologique de la conchyliculture est un sujet crucial qui mérite une attention particulière, car il interroge la relation entre cette industrie et l’environnement marin environnant. En étudiant les effets positifs de certaines pratiques, telles que la purification de l’eau par les coquillages, mais aussi les conséquences potentielles sur les habitats marins, on peut mieux…

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Impact Écologique de la Culture

L’impact écologique de la conchyliculture est un sujet crucial qui mérite une attention particulière, car il interroge la relation entre cette industrie et l’environnement marin environnant. En étudiant les effets positifs de certaines pratiques, telles que la purification de l’eau par les coquillages, mais aussi les conséquences potentielles sur les habitats marins, on peut mieux comprendre comment équilibrer la production et la préservation de la nature. Soulever ces problématiques permet d’initier des discussions importantes autour de la durabilité et de la responsabilité des producteurs.

CHAPITRE 1     La Conchyliculture :

Une Activité Bénéfique pour les Écosystèmes Marins

La conchyliculture, ou l’élevage de coquillages, est une activité ancestrale qui gagne en popularité grâce à ses nombreux avantages écologiques et économiques. En tant que syndicat d’entreprise conchylicole, ADC souhaite partager avec vous les bienfaits de cette pratique pour les écosystèmes marins et la société. Divers articles , au fil de l’eau, vont paraître. toutefois un bref rappel des bénéfices écologiques de nos filières pour la communauté de tous nos citoyens.

1. Filtration de l’Eau et Prévention de l’Eutrophisation

Les coquillages comme les huîtres et les moules jouent un rôle crucial dans la filtration de l’eau. Ils absorbent les excès de nutriments présents dans l’eau, contribuant ainsi à prévenir l’eutrophisation, un phénomène nuisible à l’équilibre des écosystèmes aquatiques. Cette capacité naturelle de régulation enrichit la qualité de l’eau et maintient l’équilibre des habitats marins.

2. Soutien à la Biodiversité

La conchyliculture stimule la vie marine et contribue à la richesse biologique des écosystèmes côtiers. Les structures artificielles utilisées dans l’élevage deviennent des récifs vivants où une multitude d’organismes, du phytoplancton aux poissons, peuvent s’épanouir. Cette augmentation de la biodiversité est essentielle pour le bon fonctionnement des écosystèmes marins3.

3. Services Écosystémiques Multiples

Les coquillages rendent de nombreux services écologiques, tels que le maintien de la qualité des eaux et le soutien à la biodiversité. En filtrant l’eau et en régulant les nutriments, ils participent activement à la régulation des écosystèmes aquatiques. De plus, l’élevage de coquillages contribue à un « cercle vertueux » où la dépollution des eaux améliore la qualité de la production, ce qui entraîne une augmentation de l’efficacité des services écosystémiques rendus.

4. Dépendance aux Écosystèmes Marins

La conchyliculture dépend étroitement du bon fonctionnement des écosystèmes marins côtiers. Elle est particulièrement vulnérable aux pollutions et à la dégradation de l’environnement. C’est pourquoi il est crucial de protéger ces écosystèmes pour assurer la pérennité de cette activité.

5. Impact sur le Benthos

Le développement des supports colonisables dû à la conchyliculture permet une installation massive de benthos de substrat dur. Par ailleurs, l’enrichissement organique dû à la biodéposition transforme le benthos de substrat meuble, contribuant ainsi à la diversité des fonds marins.

6. Une Production Naturelle et Respectueuse

La conchyliculture est une des rares activités de production naturelle. À l’exception du stade larvaire en écloserie, toutes les phases d’élevage s’effectuent en milieu ouvert. Cette approche respectueuse de l’environnement marin illustre une interaction harmonieuse entre l’homme et la nature.

Conclusion

En conclusion, la conchyliculture présente de nombreux avantages écologiques et économiques. Elle contribue à la filtration de l’eau, au soutien de la biodiversité et à la régulation des nutriments, tout en étant une activité respectueuse de l’environnement. En tant que syndicat d’entreprise conchylicole, nous nous engageons à promouvoir ces pratiques bénéfiques et à sensibiliser le public à l’importance de préserver les écosystèmes marins. ‘décembre 2024)

Rejoignez nous dans cette démarche

pour un avenir durable et prospère

pour la conchyliculture et les écosystèmes marins !

 

ADC 

 

 

 

 

CHAPITRE 2 Huîtres et moules les super-héroïnes méconnues de nos littoraux

Quand on pense à une huître, on pense souvent à un plateau de fruits de mer, aux fêtes de fin d’année, ou à ce petit goût iodé qui évoque la mer. Mais derrière cette image gourmande se cache un rôle écologique fondamental. De même pour les moules ! Ces coquillages ne sont pas seulement délicieux : ils jouent un rôle clé dans la santé de nos écosystèmes littoraux.

Alors, pourquoi la conchyliculture (l’élevage de moules et d’huîtres) est-elle si précieuse pour la planète ? On vous explique tout.


Des filtres naturels au service de l’eau

Les huîtres et les moules sont des filtreurs hors pair. Elles se nourrissent en filtrant l’eau de mer, capturant au passage phytoplancton, particules en suspension, bactéries et même certains polluants.

Une huître adulte peut filtrer jusqu’à 5 litres d’eau par heure !
(Source : Newell, 2004 – Journal of Experimental Marine Biology and Ecology)

Résultat : elles clarifient l’eau, ce qui permet à la lumière d’atteindre les herbiers marins, favorisant ainsi la biodiversité. Un peu comme si elles faisaient le ménage dans les baies, les estuaires et les lagunes.


Un rempart contre l’eutrophisation

L’eutrophisation, vous connaissez ? C’est ce phénomène où les excès de nutriments dans l’eau (azote, phosphore) provoquent une explosion d’algues, qui asphyxient ensuite tout l’écosystème en consommant l’oxygène. C’est un problème majeur dans de nombreuses zones côtières.

  • Les bivalves captent ces nutriments et les intègrent à leur coquille ou à leur chair, aidant ainsi à réguler les excès dans la colonne d’eau. Ils transforment donc un déséquilibre en biomasse utile.

(Source : Dame, R.F., Ecology of Marine Bivalves, 1996)

Des récifs vivants et des refuges à biodiversité

Les structures créées par les huîtres et les moules (bancs naturels ou installations conchylicoles) servent de véritables habitats marins. Poissons, crustacés, vers, algues : de nombreuses espèces viennent y trouver abri et nourriture.

Et ce n’est pas tout : leurs coquilles, riches en carbonate de calcium, contribuent aussi à stocker du carbone. On parle alors de puits de carbone naturels.


Des remparts contre l’érosion côtière

C’est un effet moins connu mais tout aussi précieux : les concessions ostréicoles (parcs à huîtres) et les bouchots à moules jouent un rôle de brise-houle naturel.

  • En cassant la force des vagues, ces installations atténuent l’énergie de la houle qui frappe le littoral. Résultat : elles limitent l’érosion des plages et des dunes, et ralentissent le recul du trait de côte.
  • Dans un contexte de montée du niveau de la mer et de tempêtes plus fréquentes, ces aménagements conchylicoles peuvent être considérés comme des infrastructures naturelles de protection du littoral. Un atout pour l’environnement, mais aussi pour l’aménagement du territoire.

Un aliment durable et bon pour la santé

En plus de leur rôle écologique, les moules et huîtres sont un exemple de production alimentaire durable :

  • Aucun besoin d’engrais, de pesticides ou d’aliments industriels
  • Très faible empreinte carbone
  • Riche en protéines, oméga-3, minéraux et vitamines

Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation), c’est l’un des modes d’aquaculture les plus respectueux de l’environnement.


Une activité à protéger, pour la planète et pour nous

Dans un monde confronté au changement climatique, à la perte de biodiversité et à la pollution des eaux, la conchyliculture représente un allié précieux :

  • Elle aide les écosystèmes à rester sains et équilibrés
  • Elle lutte contre la dégradation des milieux côtiers
  • Elle participe à la protection physique du littoral
  • Elle nourrit les humains de manière durable

Supprimer ou réduire la conchyliculture reviendrait à se priver d’un service écologique et protecteur, discret mais essentiel. (février- avril 2025)


Pour aller plus loin

  • Newell, R. I. E. (2004) – Ecosystem influences of bivalve mollusks, JEMBE
  • Dame, R. F. (1996) – Ecology of Marine Bivalves, CRC Press
  • FAO (2021) – The State of World Fisheries and Aquaculture
  • GIEC (2022) – Rapport sur l’atténuation du changement climatique
  • Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE)

Si vous aimez les huîtres et les moules, bonne nouvelle : en les consommant (de manière responsable), vous soutenez aussi la santé des océans.

Et si vous êtes professionnel de la mer, élu local ou citoyen engagé : valorisons et protégeons cette activité qui nourrit les hommes tout en protégeant la planète.

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CHAPITRE 3 Un petit peu de militantisme écolo: La légende du colibri : une légende amérindienne ! (Septembre 2024 – avril 2025)

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

Que nous apprend cette légende ? On peut agir avec ses compétences, à son échelle… Et même si pris isolément nos actes semblent dérisoires, c’est grâce à la somme des colibris que les choses changent.

Cette légende peut aussi se rapprocher de cette citation de Gandhi : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. »

Alors certes, on entend régulièrement que les colibris pèsent peu dans la réduction des impacts environnementaux. Cependant, si ces efforts peuvent être insuffisant, ils sont pour nous bien nécessaires. Il nous semble que la sobriété est le chemin indispensable pour questionner notre vie et nos impacts. Ce sont ces petits pas de colibri qui nous emmènent ensuite vers plus d’autonomie, puis de coopération. Et c’est là qu’on peut faire levier ensemble.

Nos activités conchylicoles , grâce à leurs effets écosystémiques, font leur part de colibri. Il convient aussi de continuer et de ne gâcher ce travail par de mauvais comportements ( peu et individuels), et pâr exemple participer massivement au nettoyage de l’estran , nettoyage organisé par le CRC ,